Londres, 1887. Arthur Conan Doyle, qui n’est pas encore Sir, tire le diable par la queue : son
cabinet médical ne rencontre pas vraiment le succès, et son premier roman n’obtient pas plus
la reconnaissance littéraire escomptée qu’il ne permet à l’auteur de s’enrichir. De leur côté, ses
confrères Bram Stoker et Oscar Wilde s’en sortent à peine mieux.
Les trois écrivains inventent alors un stratagème censé leur rapporter les lauriers qu’ils méritent :
ils mettent en scène de faux meurtres destinés à attirer l’attention sur leurs romans, au nom du
précepte selon lequel la nature imite l’art. Mais après deux échecs cuisants, lorsque l’affaire enfin
éclate dans la presse, les cadavres qui s’accumulent ne sont plus les leurs !
Depuis 120 ans, de nombreux pastiches ont confronté Sherlock Holmes à Jack l’Éventreur. Et il s’en publiera encore. Pourtant, Dans le sillage des dames seules expose au contraire les raisons pour lesquelles un tel duel n’aurait pu voir le jour sous la plume de Doyle. On y découvre aussi que la genèse de Dracula et du Portrait de Dorian Gray est si incongrue qu’aucun historien de la littérature n’a jamais osé la révéler… Erwan de Fligué, s’appuyant savamment sur des faits historiques, imagine un subtil et jubilatoire jeu de faux semblants qui entraîne le lecteur dans les nuits les plus sombres du Whitechapel de la fin du xix e siècle.